Interview d’Olivier DARIO –  Délégué général du SYMOP

Interview d’Olivier DARIO – Délégué général du SYMOP

 

  1. Pouvez-vous nous présenter votre fonction et les activités du SYMOP en quelques mots ?

Le SYMOP est un syndicat professionnel, créé en 1907 et qui regroupe les fabricants de machines et de solutions de production. Nos 280 adhérents ont suivi l’évolution des technologies de production. Partant de la machine-outil, le SYMOP a progressivement accueilli les logiciels de production, la commande numérique, la robotique, la mesure-vision-contrôle et en 2018 nous avons créé un nouveau groupe représentant la fabrication additive (Impression 3D). L’un de nos groupes de travail représente les producteurs de machines d’emballage. Cependant l’originalité du SYMOP est d’être totalement transversal à l’ensemble des filières industrielles.

Le SYMOP appartient à la Fédération des Industries Mécaniques et est membre fondateur de l’Alliance pour l’Industrie du Futur.

  1. Le SYMOP a rejoint cette année le CNE en tant qu’adhérent à son 9ème collège (autres entreprises et autres associations) : pourriez-vous nous expliquer ce qui mobilise le Symop à supporter le CNE et ses actions ?

Nous nous définissons comme étant des « offreurs de solutions industrielles ». En effet, nous pensons que la réponse aux grands enjeux de transformation et de mutation du 21ème siècle sera pour une grande partie industrielle. A ce titre nous trouvons très intéressant la démarche du CNE, qui intègre au sein d’une même communauté d’intérêt tous les acteurs de l’emballage en incluant les fabricants de machines. Comment rendre efficiente l’économie circulaire sans machines intelligentes ?

  1. Quels sont les préoccupations majeures des adhérents du Symop concernant les emballages ? Le CNE peut-il être légitime à documenter certaines de ces préoccupations ?

Il y a d’abord pour notre groupe machines d’emballage un intérêt évident à partager certains travaux du CNE qui auront une répercussion directe sur la conception de leurs machines. Nous regroupons également d’autres acteurs intéressants, comme ceux de machines pour l’industrie du papier, qui sont attentifs aux développements possibles du papier et du carton dans le secteur de l’emballage. Enfin je crois que la robotique, les capteurs, les usines connectées qui sont les sujets que nous travaillons transversalement ou à travers l’Alliance pour l’industrie du Futur sont des thèmes à investiguer. Avec le développement du digital, c’est l’ensemble du processus industriel qui est « augmenté ». Les adhérents du SYMOP représentent chaque maillon technologique.

  1. Le CNE est à l’écoute de ses adhérents, quels sont les grands thèmes émergents ou non que le CNE pourrait investiguer dans le cadre de ses futurs groupes de travail ?

Je prendrai votre question en l’inversant si vous me le permettez. Nous pensons que si nous voulons être efficaces en tant qu’offreurs de solutions industriels, nous devons d’abord savoir écouter attentivement la demande et ses évolutions. Quelles ont les grandes évolutions ? les changements sociétaux liés à de nouvelles attentes des consommateurs, les évolutions structurantes qui viennent de la normalisation et bien sûr, les ruptures technologiques. Il me semble que le CNE est un lieu d’écoute et de propositions, qui sait parfaitement intégrer l’évolution de la demande et relier tous les acteurs de la chaîne pour produire des réponses.

Pour le SYMOP c’est une opportunité de rejoindre un tel réseau. Nous arrivons, avec d’autres organisations d’industriels comme le Geppia, pour que nos entreprises adhérentes puissent devenir actrices de la réponse industrielle. Nous voyons notre participation au CNE comme un moteur d’évolution et d’innovation pour nos adhérents.

Fermer le menu