Interview de Lydie TOLLEMER – Juriste Département consommation Fédération nationale FAMILLES DE FRANCE

Interview de Lydie TOLLEMER – Juriste Département consommation Fédération nationale FAMILLES DE FRANCE

1. Pouvez-vous nous présenter votre fonction et les missions de Familles de France en quelques mots ?

Depuis le 1er août 2018, je suis la nouvelle juriste, chargée de mission au département consommation de la Fédération nationale Familles de France.

Mes missions sont multiples : donner de l’information juridique que cela soit auprès des consommateurs ou auprès des associations nationales du réseau ; rédiger des articles juridiques pour vulgariser le droit ; représenter l’association Familles de France auprès des instances publiques et privées et ainsi faire entendre la voix des consommateurs ; résoudre des litiges en cours après saisine par les consommateurs ; donner des formations juridiques auprès de nos bénévoles ; participer aux groupes de travail permettant de faire avancer le droit sur des questions juridiques précises ou encore siéger dans des commissions permanentes pour anticiper les problématiques juridiques futures.

  1. Pouvez-vous nous décrire les grands combats de Familles de France ?

Premièrement, la Fédération nationale Familles de France est agréé en tant qu’ :

–      Organisation nationale de consommateurs, (Arrêté du 12 septembre 1975) renouvelé par arrêté publié au Journal officiel du 24 septembre 2015,

–      Association nationale d’éducation populaire, (Arrêté du 15 juillet 1982),

–      Association nationale en tant qu’organisme de formation, (Délivré le 19 juillet 1991),

–      Association représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique (Délivré le 30/11/2016 pour 5 ans – JO du 7/12/2016).

Par ces agréments, et notamment le premier agrément délivré, l’association Familles de France a pour but de défendre les intérêts de tous les consommateurs et de toutes les familles.

Chaque année, par exemple, Familles de France réalise une grande enquête sur le coût de la rentrée scolaire et invite les pouvoirs publics à réévaluer et surtout moduler l’Allocation Rentrée Scolaire (ARS) en fonction des spécialités choisies par les collégiens et les lycéens.

  1. Le CNE accorde une importance à la diversité des voix autour de la table des partenaires pour le « meilleur de l’emballage » et notamment des associations comme Familles de France.

·        En quoi justement est-ce pour vous intéressant de vous retrouver à la même table que les acteurs économiques (emballagistes, marques, distribution…) ?

L’association Familles de France se positionne clairement en faveur du développement durable et d’une utilisation des emballages raisonnée. Le fait d’être une association de consommateurs, sans être une association de défense de l’environnement (et ce bien que sensible aux questions de l’écologie) permet de faire entendre la voix des consommateurs auprès de partenaires très diversifiés.

Personnellement, le sujet de l’emballage m’a toujours intéressée parce qu’en raison de la rédaction de mon mémoire de fin d’études sur l’Obsolescence programmée je me suis penchée sur la question des emballages dont la fin de vie des emballages et le recyclage de ceux-ci.

  1. Durant plusieurs années, votre prédécesseur, Guy Lagonotte, le secrétaire de notre bureau CNE a porté haut et fort toute l’importance d’un emballage juste et équilibré, le CNE en profite pour le remercier de son implication.
    • Vous prenez sa suite, quelles sont les grands enjeux que vous souhaitez soutenir pour Familles de France ?

Le CNE étant un organisme d’auto-régulation qui édicte les bonnes pratiques, il semble important pour Familles de France, par l’intermédiaire du CNE, de faire bouger les lignes en alertant l’opinion publique sur les acteurs du secteur qui ne « jouent pas le jeu » et qui utilisent de l’emballage inutile ou qui suremballent leurs produits et ce, sans aucune raison d’hygiène ou de sécurité alimentaire.

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