Interview de Jean BLOTTIÈRE – Délégué général du Comité Français des Aérosols

Interview de Jean BLOTTIÈRE – Délégué général du Comité Français des Aérosols

1- Pouvez-vous nous présenter votre fonction et les activités du Comité Français des Aérosols (CFA) en quelques mots ?

Mon rôle est celui de chef d’orchestre pour l’association professionnelle qu’est le CFA. Les musiciens sont l’ensemble des professionnels de la filière des « générateurs d’aérosols », de la conception au recyclage : conditionneurs, propriétaires de marques, fournisseurs de composants, de produits, de matières premières, de technologies ou de services. Le CFA est l’instance nationale de référence, interlocuteur des institutions et des administrations sur tous les sujets liés aux générateurs d’aérosols.

La partition c’est :

  • 1  Accroitre la visibilité du CFA auprès des pouvoirs publics français et des instances influentes de façon que la position du CFA soit entendue et prise en compte dans 100% des textes et projets de décrets, arrêtés, circulaires et publications impliquant les générateurs d’aérosols.
  • 2  Etendre son expertise à tous les niveaux de la filière – conception, production, transport, stockage, commercialisation, consommation et fin de vie – pour initier des changements pertinents.
  • 3  Contribuer activement à tous les travaux et dossiers traités au plan européen par la FEA – législation, standards, guides de bonnes pratiques – pour faire entendre les initiatives et spécificités françaises et garantir leur prise en compte.
  • 4  Elargir le nombre de ses adhérents en développant son attractivité
  • 5  Mettre en place de nouvelles méthodes pour informer ses adhérents, former leurs collaborateurs et renseigner les parties prenantes au plan national.
  • 6  Augmenter le nombre d’actions visant à informer les consommateurs.

2- Le CFA a rejoint cette année le CNE en tant qu’adhérent à son 9ème collège (autres entreprises et autres associations) : pourriez-vous nous expliquer ce qui mobilise le CFA à supporter le CNE et ses actions ?

Dans le passé le CFA a participé occasionnellement à des travaux du CNE en tant qu’expert invité pour la spécificité des générateurs d’aérosols. Contrairement à d’autres organisations, nous ne représentons pas une filière ou un seul matériau. Nous sommes une industrie transversale, expert d’une forme d’emballage complexe. Forme d’emballage très réglementée mais très prisé des développeurs et des consommateurs pour ses atouts de facilité d’utilisation, de sécurité et de recyclabilité. L’industrie du générateur d’aérosols innove constamment et cette innovation passe par des aspects importants qui sont traités par le CNE (fondamentaux de l’emballage, allégations, étiquetage, fin de vie, économie circulaire). Les synergies sont là et le CNE de par ses adhérents et son réseau permet l’organisation de forums de discussions et d’échanges qui font avancer les choses et suscitent des prises de conscience.

3- Vous avez participé activement au groupe de travail CNE « Matières recyclées et Emballages : état des lieux, atouts, freins, enjeux et perspectives ».

  • Que pensez-vous de l’animation de ce GT et du document publié ?

J’ai été ravi de participer à ce qui a été mon premier GT du CNE. J’ai beaucoup apprécié l’éventail des participants. Il n’est pas aisé de trouver les consensus lorsqu’autant d’intérêts différents sont représentés, mais je pense que globalement les participants ont pu tous apporter leur pierre à l’édifice. Le document publié a le mérite de bien reprendre les points qui ont été discuté en groupe.

  • Avez-vous des suggestions d’amélioration ?

Faire des sessions successives entrecoupées de relectures n’est pas aisé à mettre en place, surtout lorsque le délai donné pour finaliser un document est court. Ma suggestion, si humblement je peux me permettre, serait de séparer le travail de relecture en sous-groupes.

4- Le CNE est à l’écoute de ses adhérents, quels sont les grands thèmes émergents ou non que le CNE pourrait investiguer dans le cadre de ses futurs groupes de travail ?

Je ne vois pas de sujet particulier qui ne soit pas déjà traité par le CNE soit au travers de publication ou de fiche conseil. Pour moi, et je l’ai suggéré dans la stratégie du CFA, il est important d’avoir un groupe qui se concentre sur la prospective. Où en serons-nous à 10, 20 voire même plus longtemps ? Un peu se mettre à la place d’un Kodak qui aurait dû élargir sa vision et anticiper le numérique.

 

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