Interview d’Antoine Bourely Directeur R&D Chez Pellenc ST

Interview d’Antoine Bourely Directeur R&D Chez Pellenc ST

  1. Pouvez-vous nous présenter votre fonction au sein de Pellenc ST en quelques mots ainsi que les activités de Pellenc ST ?

Je suis co-fondateur de Pellenc ST en 2001, et Directeur R&D depuis l’origine. La société développe, produit et commercialise des machines d’inspection et de tri pour tous déchets, recyclables ou valorisables. Les technologies de détection sont la spectroscopie proche infra-rouge (SPIR) pour reconnaitre les matières, la spectroscopie visible pour les couleurs, ainsi que 4 ou 5 autres technologies suivant les produits. Nous développons nos propres spectromètres et algorithmes qui permettent une haute qualité de tri, qualité inégalée sur certaines applications. Nous sommes leaders du tri optique, en France, au Japon, en Italie, et bien placés dans les principaux pays développés, avec un parc de plus de 1500 machines. Avec 160 employés, nous réalisons un chiffre d’affaires de 40 M€, dont 70 % à l’étranger.

Vous avez été speaker lors de notre conférence CNE PACK FOCUS du 3 juillet 2019 portant sur le thème « Machines d’emballage et de conditionnement : Flexibilité et adaptation aux nouveaux matériaux (biosourcés, recyclés, etc.) » :

  1. Quel message avez-vous souhaité faire passer aux participants ?

L’éco-conception, enfin !

Le vrai recyclage des emballages devient une exigence forte et légitime, à l’heure où l’océan des plastiques est de plus en plus intolérable à nos concitoyens. Or, un matériau n’est recyclable que s’il est d’abord trié. Nous sommes donc en position clé pour aider les acteurs de la filière à faire les bons choix : metteurs en marché, fabricants d’emballages, de résines ou de colorants. Depuis deux ans, ils nous sollicitent massivement pour vérifier comment leurs produits sont détectés, et ils sont de plus en plus ouverts à nos recommandations. Avec un bilan de plus de 60 essais sur ces sujets, nous avons présenté une première synthèse valable pour tous les acteurs :

Eviter le noir de carbone, les emballages métallisés, les plastiques multicouches, les étiquettes épaisses, etc… Les diagnostics sont de plus en plus précis, sur les matériaux et les épaisseurs admissibles, grâce à la collaboration active de tous.

  1. Qu’avez-vous pensé du format de cette matinée (sujets traités, nouvelles informations, réseau avec les participants, etc.)

Le format m’a paru très bien. J’ai reçu un accueil tout à fait favorable, les autres interventions étaient bien centrées sur des sujets proches et informatifs pour nous, et le public semblait constitué de personnes très pertinentes.

  1. Quels sont les sujets d’actualité que Pellenc ST juge prioritaires et que le CNE pourrait investiguer dans le cadre de groupes de travail ou de tout autre mode de communication (matinée d’information, etc.) ?

Même si nous travaillons sur des solutions avancées de reconnaissance, comme l’intelligence artificielle, ou les marqueurs invisibles (Watermarks), pour distinguer des emballages de plus en plus complexes, je voudrais garder un message de simplicité : l’emballage le plus recyclable et avec le meilleur éco-bilan sera toujours le plus simple : mono-matériau, incolore, et sans étiquette. Il faut toujours le garder à l’esprit, même s’il faudra composer avec les contraintes du marché.

Suggestions de sujets :

  • Les propriétés des emballages plastiques et des emballages cartons
  • Etat des lieux des plastiques biodégradables
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